Chasseur Adam avec son fusil et un ours noir abattu au Québec – photo de chasse sur le terrain.

Appât rempli, ours garni

Mai 20, 2025 / Adam St-Jean

Pour certains, la chasse à l’ours, c’est un défi. Pour Adam, c’est une histoire de famille.
Avant même de s’intéresser à l’ours, il accompagnait déjà son grand-père à la chasse au
chevreuil et à l’orignal. Mais c’est à 15 ans qu’il a vécu pour la première fois
l’expérience unique de la chasse à l’ours. Et il s’en souvient comme si c’était hier…


« J’étais nerveux, mais super bien préparé. Mon grand-père m’avait tout montré. La
première chose qu’il m’a dite, c’est que si tu veux réussir à l’ours, faut que ton bait soit
impeccable. »


Et cette préparation-là, ils ne la prennent pas à la légère. Le bait (« bait » comprenez : un
appât), c’est l’étape cruciale.
Avant même d’aller sur leur terre au Témiscamingue, Adam et son grand-père prennent
le temps de rassembler tous les bons ingrédients pour attirer l’ours gourmand. Parce que
oui, l’ours est un vrai bec sucré. Dès qu’il sent une odeur sucrée dans le bois, il va venir
voir. Et s’il y goûte une fois… il revient. Encore et encore.


« On prend un baril de 45 gallons, percé à plusieurs endroits. On l’attache bien solide à un
arbre, puis on le remplit avec des jujubes, du chocolat, des gâteaux… Cette année-là, on a fini
avec du gravy aux pommes pour bien remplir le baril, ça sent sucré, ça colle, pis les ours en
raffolent! »


Le gravy, pour Adam, c’est l’ingrédient secret. C’est épais, odorant, ça reste accroché
partout et ça donne une saveur riche que l’ours adore. Surtout le gravy aux pommes, qui
diffuse une odeur sucrée-puissante pendant des jours. Une fois que le baril commence à
se vider, c’est là qu’ils passent à l’étape suivante : ils chauffent de la vieille graisse.

Chasseur Adam avec un ours noir abattu lors d’une sortie de chasse au Québec – première photo du blog Pavillon Chasse et Pêche.


« Vers la fin du baril, on fait chauffer de la vieille graisse — du gras de bacon ou des
restes de viande — pour créer une fumée avec une odeur alléchante. C’est comme une
cloche à dîner dans le bois. L’ours peut être loin, mais quand il sent ça, il arrive. »

Le but, explique Adam, c’est de créer une habitude. En nourrissant les ours chaque jour
au même endroit, ils reviennent naturellement, attirés par les odeurs sucrées et grasses.
C’est un travail qui prend du temps et de la constance, souvent sur une période de deux
semaines. Il faut penser à l’avance et gérer la quantité.

« Le bait, c’est crucial. Si tu le fais n’importe comment, tu verras pas d’ours. Faut que ce
soit alléchant, constant, pis faut pas lâcher. »


Et même avec un bon bait, la chasse demande de la patience. Beaucoup de patience.


« La chasse à l’ours, c’est pas comme tirer sur une cible. Tu peux attendre des heures, des
journées. Faut être calme, silencieux, pis pas trop en faire. C’est là que tu gagnes. »


C’était sa toute première chasse à l’ours, et disons que ça n’a pas été tranquille. Adam tire une
première fois sur la bête, mais surprise : aucune trace de sang.


Rien pantoute. Son grand-père, qui l’accompagnait, l’a regardé avec un doute dans les yeux, «
t’es sûr, là ? » Adam lui répond, très calme : « J’suis pas mal sûr de mon tir. J’vais à sa
poursuite. »


Quelques minutes plus tard, il retrouve l’ours étendu plus loin, raide comme une bûche. Il n’en
revenait pas. Fièrement ébranlé, il venait d’abattre son premier ours. Et pas un petit : un vrai
géant de 350 lbs, vidé.


Pour cette grande première, il avait entre les mains sa .270 WSM Winchester Short Magnum,
une carabine en laquelle il avait toute confiance.

« Quand j’ai raconté ça, y’en a qui m’ont pas cru. Mais mon grand-père l’a vu, lui.
C’était mon premier ours, pis j’étais fier en maudit. »


Et ce n’est pas juste lui qui a été impressionné. Une fois arrivé chez le taxidermiste pour
faire empailler l’animal, l’homme n’en croyait pas ses yeux :
« Il m’a regardé pis il m’a dit : “T’as été chanceux en tabarouette, mon gars. C’est rare,
un ours de même pour une première fois!” »


La chasse à l’ours, c’est pas juste une question de calibre ou de chance. C’est un art, et
comme Adam nous l’a montré, ça commence bien avant de grimper dans sa cache. Ça
commence par comprendre que l’ours est une vraie bébitte à sucre, toujours le nez à
l’affût de quelque chose de bon. Le gravy aux pommes, les jujubes, le chocolat, la graisse
chaude… c’est tout ça qui transforme une clairière tranquille en buffet irrésistible pour un
Ours.


Adam a eu son premier ours à 15 ans, mais ce qu’il a vraiment récolté, c’est une
expérience marquante, un souvenir de chasse gravé pour la vie — et un respect profond
pour tout le travail en arrière d’un tir réussi.


Alors, si toi aussi tu veux mettre toutes les chances de ton bord, oublie pas : un bon bait,
c’est pas une option, c’est la base.

Chasseur Adam avec son fusil et un ours noir abattu au Québec – photo de chasse sur le terrain.

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